En ce qui me concerne, faute d’acte de mariage de mes parents. Ayant récupéré le livret de famille de mon père après sa mort,  je commencerai donc à demander, le seul acte que je peux prétendre pour l’instant : l’acte de naissance de mon père et c’est là, que les difficultés vont commencer  Son acte me dit :

 Le 28 mars 1914 à cinq heures du matin est né à Ségus Hautes Pyrénées PIAT Jean Baptiste Joseph fils de PIAT Paul âgé de 32 ans « rentier » et de Adrienne PIAT âgée de 32 ans, son épouse. Déclaration faite par le père en la présence de Jean Maris Peyras 43 ans ardoisier et de Jean Marie Tertacap 52 ans ardoisier.

Rentier : un bien grand mot pour un homme de 32 ans.

Adrienne : au moins ma mère ne m’a pas mentie, le prénom de ma grand-mère est bien le même que mon deuxième prénom.

En revanche, bizarre, son nom de famille est le même que son nom d’épouse. Deux interrogations pour moi.

1) c’est une erreur, quand son mari s’est présenté à la mairie, pour une raison ou bien une autre, il a eu un trou de mémoire et ne se souvenait plus du nom de jeune fille de sa femme ?

2) c’est peut être tout simplement le même, il aurait pu épouser une de ses cousines.

 Parfois, pourquoi vouloir chercher des complications, il faudra donc chercher doublement ; car il n’est pas question de se contenter de suppositions mais il faut avoir des certitudes pour se rapprocher le plus de la vérité. Il ne faut jamais perdre de vue malgré tout, que nos recherches ne seront jamais justes à 100 %, car les secrets de famille ont toujours existés. N’y a-t-il pas un proverbe qui dit aussi : Maman sûre, papa peut-être.

 

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L’acte laisse supposer que mon grand-père sait signer. Voici un élément important, qu’il ne faudra pas manquer de comparer avec les actes que je récolterai et qu’il signera par la suite, surtout ceux rapprochés de 1914. C’est en effectuant cette vérification dernièrement, que je verrai qu’elle ne ressemble absolument pas aux autres actes en ma possession maintenant. Quand on attache plus d’attention à cet acte de naissance, on remarque très vite que l’écriture de la signature, est  la même  que celle de la personne qui a écrit l’acte en question. Les P sont identiques et les lettres suivantes aussi ; surtout le P de la signature. Une raison de plus pour être très vigilant. Alors pour pouvoir tirer le premier fil, il va falloir que je me serve de ce que mes parents m’ont dits. Car vraiment cet acte est bizarre. Ce détail ne m’est apparu seulement il y a peu de temps, alors que j’ai lu cet acte de nombreuses fois.

 acte de naissance Jean Baptistee Piat 2

Quand nous habitons loin des archives Internet existe maintenant, j’ai donc commencé à chercher sur un des sites reconnus depuis longtemps auquel je suis abonnée.

Je me suis penchée en premier sur les prénoms de mon éventuel grand-père : Paul Eugène et après des mois de recherches sur les archives parisiennes en ligne, voici ce que j’ai trouvé.

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En 1906, le 7 juin à Paris 5ème, s’est marié un certain Paul Eugène né à Nevers le 4 décembre 1883.

Avec :

Adrienne Joséphine AUFFRET qui elle est née le 19 septembre 1886 et qui est décédée le 13 février 1925 à Paris 13ème.

Nevers ! Adrienne Joséphine ! la seule sur toutes les tables parisiennes qui se soit mariée avec un Paul Piat !

Mon père m’avait dit : tous les enfants du premier lit ont des prénoms souvent identiques.

 nevers 2

Nos racines PIAT sont du Morvan.

La décortication de l’acte de mariage du couple PIAT/AUFFRET m’apporte des éléments très importants. A ce jour, je ne peux encore être certaine que ce sont mes grands-parents à 100%, mais par la suite je noterai que beaucoup de détails ressemblent aux dires des uns et des autres et trop de coïncidences correspondent. Mais pour en être certaine, il faut que je trouve les deux actes de naissance qui semblent me manquer. Ceux de Fernande et de Paul.

 

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 Paul Eugène PIAT lors de son mariage était : dessinateur. Né à Nevers. Domicilié à Paris 15, rue Lacepède. Le mariage a eu lieu 7 juin 1906 Paris 5ème.

Il est fils majeur de : Eugène PIAT décédé avant 1906

Et de Marie BERTHE sa veuve, ménagère domiciliée à Nevers 3 Place Mauber.

Et de :

Adrienne Joséphine AUFFRET couturière née à Chantenay (Loire inférieure) le 19 septembre 1886. (Chantenay a été rattaché à Nantes en 1908) et Elle vit avec sa mère Marie LE BOUCH, au 15, rue Lacépède. Ses parents sont divorcés depuis 1904, sa mère est cuisinière. A son mariage elle est mineure. Son père : Joseph AUFFRET est menuisier il habite dans le Maine et Loire à St. Hilaire St. Florent Il est consentant au mariage de sa fille.

Il n’a pas été fait de CM.

naissance Auffret Adrienne épouse Piat

 

Les époux déclarent, qu’ils reconnaissent et légitiment : Paule, Adrienne, Marie née le 23/02/1905 dans le quatorzième arrondissement de Paris

Les témoins sont :

1) Albert DECHALOTTE 26 ans, employé, domicilié 4, rue Lamandé PARIS, ami.

2) Vincent LE BRETON 32 ans, employé, domicilié 54, rue Lacepède PARIS, ami.

3) Etienne LANGLOIS 55 ANS, typographe, domicilié 13, rue de Trévise PARIS, ami.

4) Eugénie PIAT, 25 ans, modiste, domiciliée Impasse du Maine, sœur de l’époux (voici un détail à ne pas négliger.)

 

Adrienne Joséphine AUFFRET décèdera à son domicile : 62, rue de Tolbiac Paris 13. Le 13 février 1925 à 14h30. Considéré comme Ménagère à son décès. Fille de Joseph  AUFFRET sans autres renseignements (il est donc à supposer qu’elle ne fréquentait plus son père, puisque son époux déclare ne rien connaître. En revanche il sait dire que sa mère : Marie LE BOUCH est ménagère et habite : 24, rue Daubenton à Paris. C’est Paul Eugène PIAT (41 ans) qui déclare le décès. A l’époque en 1925 : il est représentant. Et il est aussi domicilié avec son épouse, donc pas séparé.

 

Paul Eugène PIAT a refait sa vie rapidement puisqu’il épouse le 11 décembre 1926 à la mairie du 13ème arrondissement : Jeanne Clémence MOUNIN (souvenez-vous, certainement celle qui a eu la grande surprise de sa vie en rentrant à la maison après son mariage, déjà, maman d’une famille nombreuse à 23 ans). Sur son acte de mariage il est dit : Peintre en bâtiment. (La cousine retrouvée petite fille d’un fils de Paul Eugène, quand je l’ai interrogée sur ce qu’elle savait elle se souvenait que son grand-père, lui avait dit que le père de son grand-père était  peintre « je crois à Montmartre », elle pensait certainement à l’autre définition de peintre, et le voyait artiste peintre.) Maintenant avec cet acte en main, je penserai plutôt à Peintre en bâtiments. Toujours domicilié : 62, rue de Tolbiac. Du côté de la mariée, elle était native de Charroux dans l’Allier, ses parents y étaient cultivateurs et elle habitait : 16, rue Erlanger à Paris.

Il n’a pas été fait de CM.

Les témoins étaient :

1) Ferdinand PIAT secrétaire, domicilié 11, rue de Cambronne Paris. (Il faudra chercher qui est ce Ferdinand et quel est son degré de parenté.)

2) Henri NADLER représentant domicilié 63, rue Monge à Paris, témoins majeurs.

 

Paul Eugène quelques années plus tard, au mariage de son fils Adrien Paul PIAT à Cachan le 5 septembre 1953 habitait : 52, villa Montmorency Paris

Petite rectification concernant les mille métiers de Paul Eugène, en 1932, sur un acte de naissance d'un de ses enfants il est dit : Artiste Peintre !!! (à développer)  

 Enfants du second mariage PIAT/MOUNIN

De ce couple sont nés 2 enfants :

Simone PIAT, en 1927 Paris 14ème

Jean Marie PIAT en 1935

grand format 

J’ai trouvé sur Généanet dans la rubrique cimetière à Charroux (Allier) un caveau de famille où apparaissent les décès de :

Jean Marie PIAT en 1958, mort pour la France en Algérie. (1935/1958)

Jeanne MOUNIN épouse PIAT 1903/1986

Simone PIAT (1927/je pense 2003 ?        

Informations supplémentaires et  je vais donc chercher à en savoir plus.

 

En ce qui concerne Jeanne Mounin à son décès elle est toujours épouse PIAT.

Quant à Simone PIAT il ne figure pas de nom d’épouse, pour avoir l’année exacte de son décès il faudrait se rapprocher du cimetière de Charroux, une plaque funéraire cache l’année du décès.

 

Quant à notre Paul Eugène PIAT, il décède à Paris dans le 7èmre arrondissement au 42, rue de Sèvres, il semblerait qu’il soit décédé à l’ancien hôpital de Laennec le 13 mars 1954. Et à cette date il était domicilié : 68, rue Boissière  à Paris, il est dit : Peintre en bâtiments. Epoux en seconde noce de Jeanne Clémence Mounin, la déclaration de décès a été faite par un employé de l’hôpital. On pourrait supposer à ce stade qu’il vivait encore avec son épouse.

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Revenons à son acte de naissance,

Je note, qu’à sa naissance le 4 décembre 1883, son père : Eugène PIAT avait 20 ans, il était comptable et habitait : 18, rue de la Boullerie à Nevers, sa mère  Marie Berthé avait 23 ans, elle était sans profession. Les témoins étaient : Louis Le Templier 27 ans compositeur typographe 11, rue du Rivage supposé Nevers, cousin de l’enfant. Claude Berthet 52 ans Loueur de chevaux et de voitures 18, rue de la boullerie à Nevers. Aïeul de l’enfant (le jeune couple habitait chez les parents de la maman).

 

A bientôt pour le numéro 4..........