Dix mois de silence et de recherches pour arriver à continuer ma saga familiale. En généalogie, il ne faut pas être pressé, parfois c'est très long et il faut s'armer de patience. C'est pourquoi, certains considèrent les recherches généalogiques comme l'oeuvre d'une vie.

Je pensais pouvoir parler de ma grand-mère Adrienne Auffret, mais ses racines plongent vers la Bretagne et Nantes, loin de chez moi ; j'ai donc programmé un voyage dans cette région pour le mois d'Avril prochain. Je vous parlerai à mon retour de ce que j'ai découvert.

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Nous étions arrêtés à mon arrière grand-père Paul Eugène PIAT "publiciste" lors de son décès.

 Son père Thomas est né à une quinzaine  de kilomètres de Nevers, aux confins de la Bourgogne et du Nivernais, dans un petit village de 500 habitants : Montigny aux Amognes au lieu dit : Les Noilles  le 22 octobre 1827 son père Jean Piat est Journalier et sa maman est sans profession.  Sur l'acte à plusieurs endroits le nom PIAT est écrit avec un L au lieu d'un I. Il faudra attendre le 22 novembre 1874 et un jugement du tribunal civil pour rétablir le "I" afin que l'on puisse prononcer PIAT au lieu de PLAT.

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Quand il se marie le 9 juillet 1855 à Créteil dans la Région parisienne avec Thérèse Eugénie LAVIER ils ont déjà un fils Victor Paul né à Créteil le 8 octobre 1854. Thomas a un parcours miliaire déjà bien rempli. Recruté par l'armée le 20 juin 1848, il est incorporé au 8ème régiment d'Artillerie. L'année suivante du 4 mai 1849 au 4 octobre de la même année, il participe à la Campagne d'Italie. En juillet 1850 il est nommé : artificier et affecté au 1er régiment d'artillerie. Libéré de son service militaire le 1er juin 1855, il est monteur à Créteil lors de la naissance de son second fils : Eugène le 27 mars 1856. Il réintègre l'armée le 22 septembre 1856 et il est nommé Gendarme à Cheval à la Compagnie de Seine et Oise et affecté à la brigade de Rambouillet. Pour convenance personnelle il est nommé Gendarme à Pied le 1er mars 1858 à la Compagnie de Seine et affecté à la Brigade d'Issy, où il restera jusqu'à la fin de sa carrière. Son troisième fils voit le jour le 26 juin 1858 à Créteil et se nomme : Louis Etienne. 

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 Le 22 février 1868 : il est blessé accidentellement, alors qu'il escortait un convoi de poudre. Pendant le siège de Paris, il est détaché au Régiment de Gendarmes à pied, créé quelques semaines plus tôt pour participer à la défense de Paris contre les Prussiens et maintenir l'ordre dans la capitale.  Il rentre à la Compagnie de Gendarmerie de la Seine le 13 mars 1871, où il reste jusqu'à ce qu'il soit proposé à la retraite pour ancienneté le 16 novembre 1879, après 30 ans, 1 mois et 11 jours de service.

Pendant ses 30 années de service Thomas PIAT, a participé à 3 campagnes militaires. Du 4 mai 1849 au 4 octobre 1849, il participe à la Campagne  d'Italie, il fait partie de la 16ème batterie du 8ème Régimentd'Artillerie qui est intégrée au Corps expéditionnaire de la Méditerranée, ce Corps a été combattre la République Romaine et a participé au Siège de Rome en juin 1849.

En tant que gendarme de la Seine, il a ensuite participé à deux autres campagnes : la défense de Paris durant le Siège (campagne contre l'Allemagne) du 19 juillet 1870 au 7 Mars 1871, puis la Commune de Paris (campagne à l'intérieur) du 18 mars au 7 juin 1871. 

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Thomas PIAT a été un gendarme exemplaire pendant toute sa carrière, dans son dossier militaire, aucun état d'actions d'éclats n'est signalé. En revanche, il est cité dans le Journal de la Gendarmerie de France du 11 octobre 1876. Voici ce qu'il est dit :

PIAT, gendarme à Issy (Seine). Le 14 juin, mis à l'ordre de la légion pour le courage et le sang-froid dont il a fait preuve en abattant d'un coup de sabre-baïonnette un chien enragé qu'il venait de blesser d'un coup de feu et qui s'élançait sur lui pour le mordre.

Thomas PIAT a été décoré de la Médaille Militaire le 30 juillet 1878, après 28 ans de service et une participation à 3 campagnes.

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Lors de son départ à la retraite en 1879, il touche une pension de 765 Fr, calculée sur la base de ses 30 années de service et sa participation à 2 campagnes . Suite à l'unification des pensions militaire en 1892, sa passion passera à 881 Fr.

A défaut de photographie, il est toujours intéressant de connaître sa description physique.

Taille : 1 m 74

Yeux bleus, cheveux et sourcils châtains

Visage ovale, front bas, nez long, bouche moyenne, menton rond.

Il est de culte catholique, il est de bonne constitution, a une bonne instruction  et sa conduite à toujours été jugée comme très bonne. Et avant d'entrer dans l'armée il était journalier et demeurait à Saint Benin d'Azy (Nièvre).

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J'avoue que le dossier militaire de mon arrière arrière grand-père m'a remis un peu de baume au coeur par rapport à son petit fils Paul Eugène mon grand-père.