Depuis deux mois, j'attendais un acte de naissance d'une certaine Fernande Anne Marie PIAT ; voyez-vous, il ne faut jamais désespérer tout arrive. Celle-ci est la bonne elle est née  1 mois et 8 jours après le décès de sa soeur Fernande. Et son acte me dit beaucoup de choses qui définitivement me rassure, je suis sur la bonne voie. Maintenant je suis certaine d'être la petite fille du couple PIAT/AUFFRET. L'acte de naissance de mon père est un faux. Comment peut on écrire sur un registre un acte aussi étrange qui a servi de support pour tous les autres actes de la vie de mon père ? Il fallait, certainement avoir une complicité à un moment ou a un autre. Cet acte a-t-il un lien avec le changement d'identité entre mon père et son frère Paul, dont je n'arrive pas à retrouver les actes de naissance, mariage et décès. Sur ce coup là, je viens de mandater une généalogiste professionnelle afin d'éclaircir tout ça. J'habite trop loin de la région parisienne pour chercher  moi même ; l'avantage des généalogistes professionnelles ils ont des dérogations annuelles, pour regarder les actes que nous, nous ne pouvons consulter. En attendant son résultat, j'ai reçu cette semaine la fiche de matricule de mon grand-père.

 

Fernande Piat

 

La fiche de matricule : Une source généalogique, très intéressante qui peut vous dévoiler une partie de la vie de votre ancêtre. Pour moi, il a été facile de la posséder. Il m'a suffi d'aller sur le site des archives parisiennes et de consulter le répertoire concernant les archives militaires 20 ans après la naissance de mon grand-père. Théoriquement j'aurais du la trouver dans le département de sa naissance. Mais là, elle se trouvait à Paris car il s'était engagé. Ne pouvant  me déplacer j'ai téléphoné aux archives boulevard Sérurier et j'ai demandé la marche à suivre. C'est assez simple, il suffit de demander cette fiche en donnant le numéro trouvé dans le répertoire et envoyer un  courrier avec une enveloppe timbrée et un chèque de 3 euros 60. Et quelques semaines après elle est arrivée. Avec les archives il ne faut jamais être pressé.

 

FICHE MATRICULE PAUL EUGENE PIAT

 Je pensais qu'au moment de la guerre de 14, il avait immigré avec sa famille dans les Hautes Pyrénées pour éviter la mobilisation militaire. Et non, ce ne  devait pas être pour cela. Car il semblait avoir toujours eu  envie de faire son service militaire, sa feuille le confirme.

Mon grand-père : Paul Eugène PIAT, comme je le savais était né à Nevers le 4 décembre 1883. Il avait les cheveux et les sourcils châtains, des yeux bleus (comme mon père et moi-même), un front ordinaire, un nez et une bouche moyenne, un menton rond, un visage ovale et il mesurait : 1m69 (souvent à cette époque les hommes n'étaient pas grands !). Son degré d'instruction général était du niveau 3, ce qui signifie qu'il sait lire, écrire et compter. Sa classe de mobilisation est celle de l'année 1901 (alors qu'elle aurait du être 1903). Il semblerait qu'il se soit engagé volontaire. Son numéro de matricule de recrutement est le 1626.

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A son incorporation, mon grand-père habitait avec ses parents : 16, rue Colombier dans le 6ème arrondissement de Paris. Sa profession à cette époque est dite : sculpteur. Je pourrais dire que durant toute sa vie, il a collectionné les métiers et les résidences. Je note sur sa fiche de matricule 12 adresses entre 1903 et 1914. Et ensuite jusqu'à sa mort de nombreuses autres. Je le savais déjà, il est le fils de : Eugène PIAT et de Marie BERTHE.

 Il s'engage volontairement pour 3 ans et il est inscrit dans la 4ème partie de la liste de recrutement cantonal. Il rentre le 21 octobre 1902 dans l'unité de l'armée "le 23ème Régiment de l'Infanterie coloniale créé justement dans son arrondissement le 1er octobre 1902. Il prendra le numéro 3. Un engagement volontaire pour lequel il va être très vite déçu, car il est réformé temporairement par la commission spéciale de Paris le 21 mars 1903, pour un motif peu banal pour un jeune homme de 18 ans  passé : "incontinence nocturne d'urine". Réforme temporaire renouvelée un an après le : 13 février 1904 et encore renouvelée une troisième fois le 14 février 1905. Enfin reconnu apte au service par la commission spéciale de Paris le 3 février 1906. Réaffecté dans la réserve de l'armée. Passé dans la réserve active le 21 octobre 1905.

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Comme je le dis plus haut, il déménage très souvent. Nous le retrouvons simultanément dans les arrondissements parisiens : 12ème, 13ème, 14ème, 15ème, mais aussi dans le 5ème et le 6ème. Et subitement un trou entre juin 1910 et 1914, où nous le retrouvons dans les Hautes Pyrénées ? Voici, les époques ou il doit passer dans la réserve de l'armée active : 2 octobre 1905, le 21 octobre 1915, le 21 octobre 1921 et le 21 octobre 1926 il est libéré des obligations militaires le 21 octobre 1926. Pour une personne qui semblait vraiment avoir envie d'être sous les drapeaux, il n'avait pas de chance car une fois réaffecté au 5ème MegD d'infanterie Coloniale par la 3ème commission spéciale de réforme  de Paris, une nouvelle fois réformé le 14 septembre 1910, pour cause de bronchite spécifique.

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Pendant la guerre de 1914, il est maintenu dans sa position actuelle par le conseil de révision  des Hautes Pyrénées, le 11 décembre 1914 avec la mention "engagé spécial pour durée de guerre le 11 novembre 1916. Ce qui est frustrant un peu sur les fiches militaires, c'est que l'on pense y trouver les lieux où ils se sont déplacés, mais ce n'est pas le cas. Mon grand-père semblait être une forte tête bagareur car je note les informations suivantes : Replacé dans sa situation de R n°2 le 28 février 1917 ; sur la feuille de renseignements on note : qu'il a été condamné le 2 février 1921 à 15 jours de prison et à 100 Fr d'amende pour coups et blessures par le tribunal correctionnel de Provins.

 

 

A bientôt pour la suite de mes recherches.......