LE TEMPS QUI PASSE - 2 -

19 mars 2017

6 - Coup de pouce d'une professionnelle

 

Rien de tel, qu'un coup de pouce d'une professionnelle, pour débloquer une situation qui  semblait difficile à résoudre à cause de mon éloignement de la Capitale. Merci à Elise, j'ai fait un grand pas, je vais pouvoir me consacrer à la suite plus sereinement.

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http://www.aupresdenosracines.com/

je vous invite à aller sur son blog, elle donne ses méthodes et elles sont bonnes. 

 

Ma priorité actuelle, étant de reconstituer la famille de mes grands parents au décès de Adrienne Joséphine Auffret. Pour celà, deux outils qui ne se consultent que dans la salle de lecture des Archives parisiennes, boulevard Sérurier. Un lieu que j'ai souvent fréquenté dans les années 1980/1990.

1) Les déclarations de successions et absences.

2) les recensements nominatifs des parisiens.

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un exemple de recensement de population

Elise, n'a pas eu la chance que l'on souhaitait sur le numéro 1. Après avoir trouvé sur les tables, l'enregistrement. Aucune date de succession n'est mentionnée sur la table. Ce qui veut dire, qu'il n'a pas été fait de déclaration de succession, suite au décès de ma grand-mère. Elle a continué sa recherche après le décès de mon grand-père, mais là aussi en vain. Ils ne possédaient donc par leur logement, ni de placements financiers mais simplement  des meubles et des objets ménagers sans beaucoup de valeur. Une prochaine fois, elle s'attardera pour voir s'il y a eu un conseil de famille.

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 Quand ils ont la chance d'être propriétaire de leur logement et qu'il y a des enfants, on est obligé d'établir un partage entre l'époux survivant et les enfants.  Dans ce cas là, nous rentrons dans l'intimité de la famille ; c'est toujours émouvant de trouver l'inventaire de leurs biens qui va de la maison, passant par les biens financiers et évoluant jusqu'à  la dernière petite cuillère. C'est ainsi que l'on peut évaluer ou pas la richesse de nos ancêtres. Et au début de l'acte sont énumérés tous les héritiers. Malheureusement dans mon cas, il a fallu chercher autrement.

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exemple d'inventaire après décès

Nous allons donc avoir un peu plus de chance avec les recensements. Nous connaissons l'adresse au moment de la mort de ma grand-mère et au moment ou mon grand-père s'est remarié. Il habitait encore au même endroit. Il faut savoir qu'à Paris entre les deux guerres, il y a eu seulement 3 recensements en 1926, 1931, 1936 et un après la guerre en 1946.

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En 1926, la famille se compose ainsi :

1) Paul chef de ménage

2) Joachim, fils né en 1911 à Paris (en voilà un dont je n'avais jamais entendu parler !

3) Fernande, fille née en 1912 à Paris (celle dont j'ai retrouvé dernièrement la trace)

4)  Jean, fils né en 1914 dans les Hautes Pyrénées (mon père)

5) Gabriel, fils né en 1915 dans les Hautes Pyrénées.

6) Paul fils, né en 1917 à Paris (enfin le Paul que je cherchais depuis si longtemps).

Deux autres enfants les aînés Paule née en 1905 et Adrien né en 1909 qui sont déclarés comme absents.

Paul Piat

Parmi les recherches, la généalogiste, m'a adressé l'acte de naissance de Paul, avec sa mention de mariage et celle de son décès.

à titre indicatif il faut savoir : Qu'en principe en marge de tous les actes de naissances se trouvent les mentions. Voici les principales : Les reconnaissances depuis 1804. Les mariages depuis le 29 mars 1945. Les décès depuis le 17 août 1897. Ces dates sont très importantes pour situer éventuellement la période à rechercher. Avant ces dates, on ne trouve pas les mentions et il faut rechercher les actes autrement.

Tout correspond à ce que je savais. Belle aubaine, je vais pouvoir les demander aux mairies concernées : Le Kremlin Bicêtre et Rosny sous Bois. Et cerise sur le gâteau un enfant supplémentaire Joachim pour lequel je vais pouvoir demander l'acte de naissance et en savoir plus. 

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Elise, étant mandatée pour la journée, elle a continué ses investigations vers d'autres sources ainsi que dans le recensement de 1931 pour retrouver la composition de la seconde famille. Souvenez-vous, cette jeune fille "Jeanne" qui avait eu la surprise de découvrir chez son mari, dans la corbeille de mariée, le soir de ses noces 6 enfants. 

 

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Je savais qu'il y avait au moins 2 enfants ;  j'avais retrouvé au cimetière de Charroux dans l'Allier, le monument funéraire dans lequel certains membres de cette famille sont enterrés.

Je découvrais un enfant supplémentaire : Marcel né en 1931.

Le même soir, j'avais un email, d'une inconnue qui avait lu mon blog et qui était la fille d'un autre enfant et elle m'apprenait qu'en réalité notre grand-père avait eu aussi 6 enfants avec sa seconde épouse. sa mère Jeanne en 1929, un certain Simon Paul en 1932 et une petite dernière en 1940 : Arlette !

Je vous parlerai la prochaine fois de notre échange.

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Une autre surprise m'attendait dans le rapport généalogique. 3 recherches sur mon nom de famille PIAT  dans Gallica, très enrichissante pour l'histoire familiale.

Dans la Gazette du Palais de Justice apparaît un certain Paul Eugène Piat qui a comparu devant la 9ème chambre du tribunal Correctionnel de Paris en mars 1909 pour escroquerie. Mais il a été acquitté. Selon les informations c'est bien de mon grand-père qu'il s'agit. Ainsi j'apprends qu'il était employé au Greffe du Tribunal Correctionnel de Paris, malheureusement après ce fait indélicat, il a été licencié. Quel dommage à 26 ans il aurait pu faire carrière au Tribunal. Je vous raconterai cette histoire dans le prochain numéro.

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Pour mon grand-père nous aurions pu dire : Un greffier presque parfait.

C'est ainsi que s'achève mon billet numéro 6. Cette recherche difficile au début, devient passionnante.

 

à bientôt......................

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


17 mars 2017

5 Recherches PIAT Fiche de matricule.

Depuis deux mois, j'attendais un acte de naissance d'une certaine Fernande Anne Marie PIAT ; voyez-vous, il ne faut jamais désespérer tout arrive. Celle-ci est la bonne elle est née  1 mois et 8 jours après le décès de sa soeur Fernande. Et son acte me dit beaucoup de choses qui définitivement me rassure, je suis sur la bonne voie. Maintenant je suis certaine d'être la petite fille du couple PIAT/AUFFRET. L'acte de naissance de mon père est un faux. Comment peut on écrire sur un registre un acte aussi étrange qui a servi de support pour tous les autres actes de la vie de mon père ? Il fallait, certainement avoir une complicité à un moment ou a un autre. Cet acte a-t-il un lien avec le changement d'identité entre mon père et son frère Paul, dont je n'arrive pas à retrouver les actes de naissance, mariage et décès. Sur ce coup là, je viens de mandater une généalogiste professionnelle afin d'éclaircir tout ça. J'habite trop loin de la région parisienne pour chercher  moi même ; l'avantage des généalogistes professionnelles ils ont des dérogations annuelles, pour regarder les actes que nous, nous ne pouvons consulter. En attendant son résultat, j'ai reçu cette semaine la fiche de matricule de mon grand-père.

 

Fernande Piat

 

La fiche de matricule : Une source généalogique, très intéressante qui peut vous dévoiler une partie de la vie de votre ancêtre. Pour moi, il a été facile de la posséder. Il m'a suffi d'aller sur le site des archives parisiennes et de consulter le répertoire concernant les archives militaires 20 ans après la naissance de mon grand-père. Théoriquement j'aurais du la trouver dans le département de sa naissance. Mais là, elle se trouvait à Paris car il s'était engagé. Ne pouvant  me déplacer j'ai téléphoné aux archives boulevard Sérurier et j'ai demandé la marche à suivre. C'est assez simple, il suffit de demander cette fiche en donnant le numéro trouvé dans le répertoire et envoyer un  courrier avec une enveloppe timbrée et un chèque de 3 euros 60. Et quelques semaines après elle est arrivée. Avec les archives il ne faut jamais être pressé.

 

FICHE MATRICULE PAUL EUGENE PIAT

 Je pensais qu'au moment de la guerre de 14, il avait immigré avec sa famille dans les Hautes Pyrénées pour éviter la mobilisation militaire. Et non, ce ne  devait pas être pour cela. Car il semblait avoir toujours eu  envie de faire son service militaire, sa feuille le confirme.

Mon grand-père : Paul Eugène PIAT, comme je le savais était né à Nevers le 4 décembre 1883. Il avait les cheveux et les sourcils châtains, des yeux bleus (comme mon père et moi-même), un front ordinaire, un nez et une bouche moyenne, un menton rond, un visage ovale et il mesurait : 1m69 (souvent à cette époque les hommes n'étaient pas grands !). Son degré d'instruction général était du niveau 3, ce qui signifie qu'il sait lire, écrire et compter. Sa classe de mobilisation est celle de l'année 1901 (alors qu'elle aurait du être 1903). Il semblerait qu'il se soit engagé volontaire. Son numéro de matricule de recrutement est le 1626.

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A son incorporation, mon grand-père habitait avec ses parents : 16, rue Colombier dans le 6ème arrondissement de Paris. Sa profession à cette époque est dite : sculpteur. Je pourrais dire que durant toute sa vie, il a collectionné les métiers et les résidences. Je note sur sa fiche de matricule 12 adresses entre 1903 et 1914. Et ensuite jusqu'à sa mort de nombreuses autres. Je le savais déjà, il est le fils de : Eugène PIAT et de Marie BERTHE.

 Il s'engage volontairement pour 3 ans et il est inscrit dans la 4ème partie de la liste de recrutement cantonal. Il rentre le 21 octobre 1902 dans l'unité de l'armée "le 23ème Régiment de l'Infanterie coloniale créé justement dans son arrondissement le 1er octobre 1902. Il prendra le numéro 3. Un engagement volontaire pour lequel il va être très vite déçu, car il est réformé temporairement par la commission spéciale de Paris le 21 mars 1903, pour un motif peu banal pour un jeune homme de 18 ans  passé : "incontinence nocturne d'urine". Réforme temporaire renouvelée un an après le : 13 février 1904 et encore renouvelée une troisième fois le 14 février 1905. Enfin reconnu apte au service par la commission spéciale de Paris le 3 février 1906. Réaffecté dans la réserve de l'armée. Passé dans la réserve active le 21 octobre 1905.

Résultat de recherche d'images pour "23ème régiment d'infanterie coloniale 1902"

Comme je le dis plus haut, il déménage très souvent. Nous le retrouvons simultanément dans les arrondissements parisiens : 12ème, 13ème, 14ème, 15ème, mais aussi dans le 5ème et le 6ème. Et subitement un trou entre juin 1910 et 1914, où nous le retrouvons dans les Hautes Pyrénées ? Voici, les époques ou il doit passer dans la réserve de l'armée active : 2 octobre 1905, le 21 octobre 1915, le 21 octobre 1921 et le 21 octobre 1926 il est libéré des obligations militaires le 21 octobre 1926. Pour une personne qui semblait vraiment avoir envie d'être sous les drapeaux, il n'avait pas de chance car une fois réaffecté au 5ème MegD d'infanterie Coloniale par la 3ème commission spéciale de réforme  de Paris, une nouvelle fois réformé le 14 septembre 1910, pour cause de bronchite spécifique.

Résultat de recherche d'images pour "déménager 1900" 

Pendant la guerre de 1914, il est maintenu dans sa position actuelle par le conseil de révision  des Hautes Pyrénées, le 11 décembre 1914 avec la mention "engagé spécial pour durée de guerre le 11 novembre 1916. Ce qui est frustrant un peu sur les fiches militaires, c'est que l'on pense y trouver les lieux où ils se sont déplacés, mais ce n'est pas le cas. Mon grand-père semblait être une forte tête bagareur car je note les informations suivantes : Replacé dans sa situation de R n°2 le 28 février 1917 ; sur la feuille de renseignements on note : qu'il a été condamné le 2 février 1921 à 15 jours de prison et à 100 Fr d'amende pour coups et blessures par le tribunal correctionnel de Provins.

 

 

A bientôt pour la suite de mes recherches.......

 

 

 

 

 

 

 

 

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04 mars 2017

4 - RECHERCHES PIAT

 Revenons donc à la reconstitution de la famille du 1er mariage.

 

Enfants du 1er lit de Paul Eugène PIAT et Adrienne AUFFRET

 

Voici donc ce que j’ai glané par la suite au cours de mes recherches, concernant les enfants du couple. Quand je le peux, je reconstitue les familles avec leurs actes de naissance, de  mariage et de décès.

 Renée et Paulette Piat

 

1) Paule, Adrienne Marie PIAT  (serait-elle ma Paulette de la photo ?) elle est née avant le mariage de ses parents le 23 février 1905 Paris 14ème chez  une sage femme Madame Hermance Escudé 1, rue Focillon Paris 14ème

Le premier qui l’a reconnue le jour de sa naissance le 23 février 1905, c’est son père à Paris 14ème et sa mère ne la reconnaîtra que le 30 novembre 1905 et elle  sera légitimée le jour du mariage de ses parents le 7 juin  1906 dans le 5ème, ils habite 71, rue de la Seine Paris.

Adrienne Joséphine AUFFRET n’a que 17 ans.

Paul Eugène PIAT lui, a 22 ans. Au mariage de Paule Adrienne Marie, sa fille. Paul Eugène habite : 19, rue de Patay PARIS 13,  Il est dessinateur.

 Paule, se marie le 8 octobre 1932 à Paris 20ème –  elle a 27ans

Avec : René Georges SCHMITT lui, a20 ans, il est maçon il est né le 29 janvier 1912 PARIS 20ème. A son mariage la mariée habite : 112, boulevard de la gare. Paris.

Elle décède au Kremlin Bicêtre (94) 78, rue du Général Leclerc le 11 juillet 1955. À l’âge de 50 ans

À son décès elle habite : 51, rue Danton au Kremlin Bicêtre.

 

bibelot-choux-rose-8

2) Fernande, Adrienne PIAT (enfin, voilà ma Fernande ! Eh ben non, il y en a eu certainement une autre puisque maman l’a côtoyée et m’a souvent dit que je lui ressemblais.) Celle-ci, est née le 4 décembre 1906. 123, bd du Port Royal dans le quatorzième arrondissement de Paris. Cette maternité est une des plus grande de Paris à cette époque. Depuis, modernisée, refaite elle existe toujours et elle est réputée. Ses parents Paul Eugène PIAT Et Adrienne Joséphine AUFFRET habitent 123, rue Didot ; la maman est dite couturière et le papa « employé ». La déclaration a été faite par 3 employés de la maternité, le père est absent. Malheureusement cette petite décèdera à Paris 13ème le 4 mars 1912.

Cela expliquerait certainement le prénom qui aurait été donné à une autre fille de la même famille.

bibelot-choux-rose-8 

3) Adrien Paul PIAT : est né le 28 janvier 1909 Paris 13ème 99 bd de l’Hôpital

Les parents habitent : 24 rue Daubenton Paris – le père est absent.

Déclaration faite par la sage femme.

 a) Marié Paris 13, une première fois le 25 juillet 1931

 Avec ALAMONE Madeleine – divorcée par jugement rendu le 6 décembre 1950 cour d’appel de Paris.

b) Marié une seconde fois : à Cachan le 5 septembre 1953, graveur sur métaux. 44 ans

Avec Josette Anne Marguerite HAUPPERT 29 ans

Dans les témoins du mariage un certain Georges Robert GARDEZ (époux ou concubin d’une sœur de Adrien Paul : ma fameuse Fernande) maroquinier 51, rue Danton au Kremlin Bicêtre 94 (même adresse que la sœur Paule Adrienne). Voici encore notre Georges GARDEZ, celui qui soit disant est l’inventeur du jeu de la Libération.

 

Adrien Paul        est décédé à Bordeaux 33, le 26 mai 1978 au 1, rue Jean Burguet, domicilié 3, rue Alphonse Dupeux – retraité – époux de : Josette Anne Marguerite HAUPPERT .

En consultant le site FILAE sur Internet, je viens de retrouver la descendance du couple PIAT/ALAMONE  et je peux redescendre jusqu'à nos jours. J'ai essayé de contacter la propriétaire de l'arbre, mais à ce jour elle ne m'a pas encore répondu.

Renée et jean baptiste2

 

 4) Jean Baptiste PIAT : né lui le 28 mars 1914 à Ségus (Hautes Pyrénées). Mais est-ce lui qui est né à Ségus ou son frère Paul, puisqu'ils avaient échangé leur identité ? Comme je vous le disais dans le billet précédent, cet acte est vraiment bizarre en tout point de vue. Je reste convaincue que c'est un faux.

Que faisait d’un seul coup cette famille a SEGUS dans les Hautes Pyrénées, alors que nous la croyons ancrée à Paris. A quelques mois de la déclaration de guerre en juillet 1914. Nous pourrions supposer étant donné les générations suivantes que c’était un moyen de se sauver des obligations militaires. C’est un sujet à creuser.

Jean-Baptiste est mon père, je vous ai raconté plus ou moins sa vie plus haut. Récapitulons :

 1) mariage le 30 décembre 1939, Paris 13ème

avec : Denise, Geneviève RECH 17 ans née le 28 février 1922 Paris 13ème,  qui demeurait au 151, avenue d’Italie mais résidait avec Jean au 157, avenue d’Italie Paris 13.

Jean au moment de son mariage était monteur, mais sous les drapeaux en tant que soldat puisque nous étions en guerre. Compagnie de l’Air 58/110. Pour ce mariage comme pour le second les renseignements concernant son père ne sont pas connus, il semblerait qu’ils ne se fréquentaient pas à cette époque. Il n’a pas été fait de CM.

Les témoins sont :

1) René ROGER, SP 33, rue Danton au Kremlin Bicêtre

2) Paul PIAT dépanneur radio. 74, avenue Fontainebleau Kremlin Bicêtre témoins majeurs.

Mariage dissous par jugement de divorce rendu le 10 décembre 1945. Par le tribunal de la Seine et transcrit le 12 octobre 1946.

De cette union est né : Claude PIAT en 1939.

 

2) liaison avec ma mère Renée Pascaut de 1942 à 1947, 1 fille : moi.

 

3) Mariage le : 9 mai 1953 Paris 11ème, chauffeur avec Yvette Marie Charlotte LEMASSON SP. Née à Cherbourg (Manche) le 12 juillet 1915.

Jean Baptiste au moment de son mariage en 1953, il habite lui aussi au 51, rue Danton au Kremlin Bicêtre. Pas de CM.

Témoins :

1)  Alice HAMAN gardienne d’enfants 48, rue de la Marne à Neuilly Plaisance

2) Henri PHEUDE, cafetier, 93, rue de Montreuil.

De cette union est né : Christian le 6 septembre 1953 Paris 13ème.

 

Jean Baptiste est décédé le 27 avril 1984 à la Bruyère (Oise) Hôpital de personnes âgées. Inhumé à Paris. Ses deux épouses aussi.

 bibelot-choux-rose-8

5) Gabriel Eugène PIAT né le 20 octobre 1915 à Lourdes (Hautes Pyrénées)

Il est né Maison Sourès chemin de Larrouza à Lourdes .

Ses parents à la naissance sont domiciliés à Lourdes.

Le père est présent puisqu’il signe l’acte de naissance avec deux témoins : Félix Jacob 29 ans boucher et Jean Pierre Larrouy, 41 ans sergent de ville domiciliés tous deux à Lourdes.

Cette seconde naissance à Lourdes (Hautes Pyrénées) à 6 kilomètres de la naissance précédente 19 mois après mon père,  transforme les certitudes que j’aies depuis le début des recherches et laissent penser que je suis sur la bonne voie et que le couple PIAT/AUFFRET sont bien les parents de mon père et que la rédaction de son acte de naissance est contestable.

 Il se marie le 29 août 1936 Paris 13ème. Il a 20 ans, il est dit : manœuvre, au moment du mariage il est domicilié : à La Courneuve 91, rue de Flandre et réside 13, rue de la Vistule.

Paul Eugène PIAT le père du marié, lui habite au moment du mariage à La Courneuve 91, rue de Flandre, il est dit sans profession. Présent et consentant.

Pas de CM.

Avec : Suzanne SAIGNE

Les témoins sont :

René SCHMITT (époux de la sœur Paule Adrienne) manœuvre, domicilié 8, rue de l’Industrie Paris 13ème (une rue du 13ème arrondissement souvent mentionnée par ma mère)

Robert PREZINAS ajusteur 105, avenue d’Ivry Paris 13ème.

Tous deux majeurs.

 

Il décède au Kremlin Bicêtre le 7 juin 1992 (78, rue du Général Leclerc) il décède donc à l‘Hôpital du Kremlin Bicêtre, il est domicilié : à Ivry sur Seine 18, rue Gaston Monmousseau

A titre indicatif :

Son épouse décèdera à Ivry sur Seine le 10 novembre 2014

Un acte de notoriété a été établi le 9 avril 2015 par Maître Patrick AZIZA notaire à Ivry sur Seine ;  Office Notarial 94017. Mention apposée le 28 mai 2015.

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Voici donc la famille de Paul Eugène PIAT reconstituée. Sauf qu’il me reste à trouver la naissance de la seconde Fernande PIAT en relation ou mariée avec Georges GARDEZ qui en 1931 était maroquinier et habitait le Kremlin Bicêtre. Elle serait née certainement après le décès de la première Fernande entre mars 1912 et le 13 février 1925, date du décès de sa maman.

Mais la plus grosse énigme est celle du frère de Jean Baptiste  qui a échangé son identité avec lui. Je l’ai toujours entendu appeler « Paul » Mais se serait-il vraiment prénommé Paul ? Ne serait-il pas le fameux Gabriel Eugène ? Pure supposition.

 Résultat de recherche d'images pour "changement d'identité caricature"

Le dit Paul aux dires de sa petite fille, serait né en 1910 et il serait décédé en 1997 (juin ou juillet) il habitait Montreuil, information donnée par sa petite fille, L’année l’a marquée car c’est celle de la naissance de son fils. Or, les mairies de Montreuil, du Kremlin Bicêtre et d'Antony qu'elle m'avait indiquées, disent ne pas avoir de décès sous ce nom.

Ce Paul aurait eu une vie particulière. Voici ce qu’elle me confie par écrit :

Mon grand-père, n’a pas fait et n’a pas voulu  faire son service militaire, ce serait pour ça, qu’ils auraient échangé leur identité d’après mon père. Mon grand-père était un homme spécial, très discret et très solitaire. Il vivait de bricole avec son atelier et notamment de fabrication de meubles en rotin. Il  était gentil, mais il parlait peu. Il aimait les gitans qui vivaient sur le terrain d’à côté comme s’il faisait partie des leurs. Ma grand-mère ressemblait à une espagnole avec des cheveux longs noirs et bouclés. C’était des gens simples qui vivaient dans un petit pavillon bricolé au bord du périphérique à Montreuil."

Alors, voyez-vous quand on cherche sur l'état civil et que l'on ne trouve pas, vous avez plusieurs autres ressources. Par exemple sur le site "Généanet" que je vous invite à consulter souvent, il y a une rubrique "fonds documentaires ou Bibliothèque" qui vous indique si votre patronyme s'y trouve. Là, il faut vous armer de patience et les regarder un par un et je vous assure ça paie. C'est ainsi que que j'ai trouvé un fait divers qui m'en dit long et qui me confirme l'année de naissance de mon "Paul PIAT" en 1910. Plusieurs journaux d'avril 1937, relatent un accident de voiture plus ou moins suspect au départ, qui me confirme la personalité dont me parle sa petite fille . Cet accident,  a eu lieu à Choisy le Roi vers 23h, au volant de cette voiture neuve il y avait 5 jeunes garçons certainement en "goguette". Le conducteur, un certain Adam Queudanne 22 ans "marchand forain" quatre autres passagers, dont un certain Paul Piat 27 ans demeurant 46, avenue d'Italie Paris 13ème.

Pour en savoir plus, j'ai continuer à chercher d'autres articles de journaux différents, racontant le fait divers avec d'autres détails. Par exemple  sur le cadavre  d'un passager, se trouvait une convocation au tribunal correctionnel le mardi précédent . Ils étaient tous convoqués pour une affaire de vol d'appareils TSF les deux survivants Roger Queudanne et Paul PIAT, ont été reconnus complètement innocents !!!!.  Peut être innocents soit, mais en 1939 au mariage de mon père, notre fameux Paul est indiqué comme : "réparateur de TSF". Voyez-vous les recherches généalogiques ne sont pas seulement une histoire de dates et  d'années. C'est en fait un parcours de détective  et pour certains un vrai roman policier.

 

A bientôt pour la suite? La prochaine fois nous décortiquerons la fiche de Matricule de mon grand-père...... 

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22 février 2017

3 RECHERCHES PIAT

En ce qui me concerne, faute d’acte de mariage de mes parents. Ayant récupéré le livret de famille de mon père après sa mort,  je commencerai donc à demander, le seul acte que je peux prétendre pour l’instant : l’acte de naissance de mon père et c’est là, que les difficultés vont commencer  Son acte me dit :

 Le 28 mars 1914 à cinq heures du matin est né à Ségus Hautes Pyrénées PIAT Jean Baptiste Joseph fils de PIAT Paul âgé de 32 ans « rentier » et de Adrienne PIAT âgée de 32 ans, son épouse. Déclaration faite par le père en la présence de Jean Maris Peyras 43 ans ardoisier et de Jean Marie Tertacap 52 ans ardoisier.

Rentier : un bien grand mot pour un homme de 32 ans.

Adrienne : au moins ma mère ne m’a pas mentie, le prénom de ma grand-mère est bien le même que mon deuxième prénom.

En revanche, bizarre, son nom de famille est le même que son nom d’épouse. Deux interrogations pour moi.

1) c’est une erreur, quand son mari s’est présenté à la mairie, pour une raison ou bien une autre, il a eu un trou de mémoire et ne se souvenait plus du nom de jeune fille de sa femme ?

2) c’est peut être tout simplement le même, il aurait pu épouser une de ses cousines.

 Parfois, pourquoi vouloir chercher des complications, il faudra donc chercher doublement ; car il n’est pas question de se contenter de suppositions mais il faut avoir des certitudes pour se rapprocher le plus de la vérité. Il ne faut jamais perdre de vue malgré tout, que nos recherches ne seront jamais justes à 100 %, car les secrets de famille ont toujours existés. N’y a-t-il pas un proverbe qui dit aussi : Maman sûre, papa peut-être.

 

1

 

L’acte laisse supposer que mon grand-père sait signer. Voici un élément important, qu’il ne faudra pas manquer de comparer avec les actes que je récolterai et qu’il signera par la suite, surtout ceux rapprochés de 1914. C’est en effectuant cette vérification dernièrement, que je verrai qu’elle ne ressemble absolument pas aux autres actes en ma possession maintenant. Quand on attache plus d’attention à cet acte de naissance, on remarque très vite que l’écriture de la signature, est  la même  que celle de la personne qui a écrit l’acte en question. Les P sont identiques et les lettres suivantes aussi ; surtout le P de la signature. Une raison de plus pour être très vigilant. Alors pour pouvoir tirer le premier fil, il va falloir que je me serve de ce que mes parents m’ont dits. Car vraiment cet acte est bizarre. Ce détail ne m’est apparu seulement il y a peu de temps, alors que j’ai lu cet acte de nombreuses fois.

 acte de naissance Jean Baptistee Piat 2

Quand nous habitons loin des archives Internet existe maintenant, j’ai donc commencé à chercher sur un des sites reconnus depuis longtemps auquel je suis abonnée.

Je me suis penchée en premier sur les prénoms de mon éventuel grand-père : Paul Eugène et après des mois de recherches sur les archives parisiennes en ligne, voici ce que j’ai trouvé.

 3

 

En 1906, le 7 juin à Paris 5ème, s’est marié un certain Paul Eugène né à Nevers le 4 décembre 1883.

Avec :

Adrienne Joséphine AUFFRET qui elle est née le 19 septembre 1886 et qui est décédée le 13 février 1925 à Paris 13ème.

Nevers ! Adrienne Joséphine ! la seule sur toutes les tables parisiennes qui se soit mariée avec un Paul Piat !

Mon père m’avait dit : tous les enfants du premier lit ont des prénoms souvent identiques.

 nevers 2

Nos racines PIAT sont du Morvan.

La décortication de l’acte de mariage du couple PIAT/AUFFRET m’apporte des éléments très importants. A ce jour, je ne peux encore être certaine que ce sont mes grands-parents à 100%, mais par la suite je noterai que beaucoup de détails ressemblent aux dires des uns et des autres et trop de coïncidences correspondent. Mais pour en être certaine, il faut que je trouve les deux actes de naissance qui semblent me manquer. Ceux de Fernande et de Paul.

 

3

 Paul Eugène PIAT lors de son mariage était : dessinateur. Né à Nevers. Domicilié à Paris 15, rue Lacepède. Le mariage a eu lieu 7 juin 1906 Paris 5ème.

Il est fils majeur de : Eugène PIAT décédé avant 1906

Et de Marie BERTHE sa veuve, ménagère domiciliée à Nevers 3 Place Mauber.

Et de :

Adrienne Joséphine AUFFRET couturière née à Chantenay (Loire inférieure) le 19 septembre 1886. (Chantenay a été rattaché à Nantes en 1908) et Elle vit avec sa mère Marie LE BOUCH, au 15, rue Lacépède. Ses parents sont divorcés depuis 1904, sa mère est cuisinière. A son mariage elle est mineure. Son père : Joseph AUFFRET est menuisier il habite dans le Maine et Loire à St. Hilaire St. Florent Il est consentant au mariage de sa fille.

Il n’a pas été fait de CM.

naissance Auffret Adrienne épouse Piat

 

Les époux déclarent, qu’ils reconnaissent et légitiment : Paule, Adrienne, Marie née le 23/02/1905 dans le quatorzième arrondissement de Paris

Les témoins sont :

1) Albert DECHALOTTE 26 ans, employé, domicilié 4, rue Lamandé PARIS, ami.

2) Vincent LE BRETON 32 ans, employé, domicilié 54, rue Lacepède PARIS, ami.

3) Etienne LANGLOIS 55 ANS, typographe, domicilié 13, rue de Trévise PARIS, ami.

4) Eugénie PIAT, 25 ans, modiste, domiciliée Impasse du Maine, sœur de l’époux (voici un détail à ne pas négliger.)

 

Adrienne Joséphine AUFFRET décèdera à son domicile : 62, rue de Tolbiac Paris 13. Le 13 février 1925 à 14h30. Considéré comme Ménagère à son décès. Fille de Joseph  AUFFRET sans autres renseignements (il est donc à supposer qu’elle ne fréquentait plus son père, puisque son époux déclare ne rien connaître. En revanche il sait dire que sa mère : Marie LE BOUCH est ménagère et habite : 24, rue Daubenton à Paris. C’est Paul Eugène PIAT (41 ans) qui déclare le décès. A l’époque en 1925 : il est représentant. Et il est aussi domicilié avec son épouse, donc pas séparé.

 

Paul Eugène PIAT a refait sa vie rapidement puisqu’il épouse le 11 décembre 1926 à la mairie du 13ème arrondissement : Jeanne Clémence MOUNIN (souvenez-vous, certainement celle qui a eu la grande surprise de sa vie en rentrant à la maison après son mariage, déjà, maman d’une famille nombreuse à 23 ans). Sur son acte de mariage il est dit : Peintre en bâtiment. (La cousine retrouvée petite fille d’un fils de Paul Eugène, quand je l’ai interrogée sur ce qu’elle savait elle se souvenait que son grand-père, lui avait dit que le père de son grand-père était  peintre « je crois à Montmartre », elle pensait certainement à l’autre définition de peintre, et le voyait artiste peintre.) Maintenant avec cet acte en main, je penserai plutôt à Peintre en bâtiments. Toujours domicilié : 62, rue de Tolbiac. Du côté de la mariée, elle était native de Charroux dans l’Allier, ses parents y étaient cultivateurs et elle habitait : 16, rue Erlanger à Paris.

Il n’a pas été fait de CM.

Les témoins étaient :

1) Ferdinand PIAT secrétaire, domicilié 11, rue de Cambronne Paris. (Il faudra chercher qui est ce Ferdinand et quel est son degré de parenté.)

2) Henri NADLER représentant domicilié 63, rue Monge à Paris, témoins majeurs.

 

Paul Eugène quelques années plus tard, au mariage de son fils Adrien Paul PIAT à Cachan le 5 septembre 1953 habitait : 52, villa Montmorency Paris

Petite rectification concernant les mille métiers de Paul Eugène, en 1932, sur un acte de naissance d'un de ses enfants il est dit : Artiste Peintre !!! (à développer)  

 Enfants du second mariage PIAT/MOUNIN

De ce couple sont nés 2 enfants :

Simone PIAT, en 1927 Paris 14ème

Jean Marie PIAT en 1935

grand format 

J’ai trouvé sur Généanet dans la rubrique cimetière à Charroux (Allier) un caveau de famille où apparaissent les décès de :

Jean Marie PIAT en 1958, mort pour la France en Algérie. (1935/1958)

Jeanne MOUNIN épouse PIAT 1903/1986

Simone PIAT (1927/je pense 2003 ?        

Informations supplémentaires et  je vais donc chercher à en savoir plus.

 

En ce qui concerne Jeanne Mounin à son décès elle est toujours épouse PIAT.

Quant à Simone PIAT il ne figure pas de nom d’épouse, pour avoir l’année exacte de son décès il faudrait se rapprocher du cimetière de Charroux, une plaque funéraire cache l’année du décès.

 

Quant à notre Paul Eugène PIAT, il décède à Paris dans le 7èmre arrondissement au 42, rue de Sèvres, il semblerait qu’il soit décédé à l’ancien hôpital de Laennec le 13 mars 1954. Et à cette date il était domicilié : 68, rue Boissière  à Paris, il est dit : Peintre en bâtiments. Epoux en seconde noce de Jeanne Clémence Mounin, la déclaration de décès a été faite par un employé de l’hôpital. On pourrait supposer à ce stade qu’il vivait encore avec son épouse.

Résultat de recherche d'images pour "ancien hopital laennec paris" 

Revenons à son acte de naissance,

Je note, qu’à sa naissance le 4 décembre 1883, son père : Eugène PIAT avait 20 ans, il était comptable et habitait : 18, rue de la Boullerie à Nevers, sa mère  Marie Berthé avait 23 ans, elle était sans profession. Les témoins étaient : Louis Le Templier 27 ans compositeur typographe 11, rue du Rivage supposé Nevers, cousin de l’enfant. Claude Berthet 52 ans Loueur de chevaux et de voitures 18, rue de la boullerie à Nevers. Aïeul de l’enfant (le jeune couple habitait chez les parents de la maman).

 

A bientôt pour le numéro 4..........

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06 février 2017

2 - Recherches PIAT

Je pensais revenir vers vous dimanche dernier. Mais il a fallu que j'attende d'être rentrée chez moi pour retrouver des photos afin d'alimenter ce billet, pour qu'il ne soit pas ennuyeux à lire.

 

Ce n’est simplement que quelques années plus tard, quand je me suis intéressée à la généalogie que j’ai tout découvert.  Je  me souvenais qu’à St. Just en Chaussée mon grand-père m’avait inscrite à l’école  sous le nom de Piat ; certainement en se servant de l’acte de reconnaissance, alors qu’en réalité mon identité était la sienne, comme je vous l'ai déjà dit, étant reconnue par ma mère la première, c'était son nom que je portais, mais on m’appelait Piat.  Ce qui était aussi valable bien évidemment pour les relations comme celles de mes parents. C’est donc un détail et pas des moindres qui peut servir à ceux qui rencontre dans leur généalogie ce genre de particularité. Une façon détournée pour faire taire le qu’en dira-t-on.

ecole des filles saint just

La première fois que j’ai eu mon premier acte de naissance avec la mention de reconnaissance voici ce que j’ai découvert : " 3 jours après ma naissance, j’ai été déclarée par un certain Yeprosksé Moscofian 18 ans manutentionnaire, ayant assisté à la naissance ; aucune présence ni de signature de mon père. Il apparaîtra seulement en mention sur l’acte en 1945, puisqu’il m’a reconnue le 9 avril 1945.

 A cette première bizarrerie, ma mère interrogée, (afin d'illucider la question),  m’a dit : que ce pauvre jeune homme qui figure sur mon acte de naissance a été déporté quelques semaines après et qu’il est décédé en Allemagne. Mon père, à cette époque possédait une miroiterie et Yeproské était son employé. Elle m’a dit également : "comme ton père était encore marié à cette époque il n'a pas pu te reconnaître" , il n’a pu le faire qu’après son divorce. Sauf maintenant que je possède les différents actes, je me suis rendue   compte qu’il s’était marié le 31 décembre 1939 et que son mariage a été dissous par jugement le 10 décembre 1945, et ma reconnaissance est d’avril 1945 !!

1

 Je veux bien penser que la recherche du prénom a été faite entre eux avant la déclaration et que l’histoire qui m’a été racontée était plus poétique. La ,phrase qui fait penser que le jeune Yeproksé a assisté à l’accouchement est une phrase toute faite. Cette phrase figure dans tous les actes de naissances. J’ai du mal à croire qu’à chaque fois celui qui déclare a assisté à l’évènement.

 Mes prénoms suivants  sont : Adrienne Marcelle. Longtemps, j’ai pensé qu’Adrienne était le féminin d’Adrien prénom que portait mon grand-père puisqu’il était aussi mon parrain. Là aussi  c’était une mauvaise interprétation de ma part. Marcelle étant le prénom de mon autre grand-mère. Maman m’a dit un jour, tu portes ce prénom car c’est celui de la maman de ton père. Méfiez-vous parfois de vos interprétations, en généalogie il faut toujours tout vérifier. Heureusement qu'elle m'a donné ce détail, vous allez voir par la suite.

01Edith 4 ans 4 2

 Je peux dire que ce détail, longtemps dissimulé dans ma mémoire m’a permis de trouver le fil important que j’avais besoin pour commencer mes recherches, tout comme,  je ne sais plus à quelle occasion j’ai appris que mon père avait de la famille du côté de Nevers. Que les villes de Montreuil et du  Kremlin Bicêtre ainsi que le 13ème arrondissement de Paris étaient des villes où habitaient certains frères ou sœurs de mon père. Le nom d’une ville ou celui d’un patronyme, d’un prénom peuvent rester cachés au plus profond de vous et ressortir un jour. Parmi ces minuscules détails il y avait aussi une Fernande sœur de mon père à laquelle je ressemblais beaucoup qui vivait avec un certain Gardez Georges.

Fernande Piat

Renée et Paulette Piat

Une Paulette dont j’ai retrouvé une photo avec maman derrière laquelle il y avait inscrit : Paulette Piat. Ah ! les vieilles photos trouvées au fond d’une boite ou d’un tiroir quand elles réapparaissent longtemps après, qu’il serait bon qu’elles possèdent toutes un nom et un prénom comme celle-ci. Il y avait également un autre prénom qui revenait souvent « Paul », un autre frère qui était un inventeur solitaire et secret, qui souvent partait arpenter les rues de Paris en faisant du lèche vitrine pour prendre des idées d’inventions. Du reste au fond du grenier de mes grands-parents j’ai trouvé un jeu ressemblant à un jeu de dada, mais dont les figures représentent les villes occupées par les Allemands à la dernière guerre. Ce jeu s’appelait « Le jeu de la libération », d’après maman c’était ce fameux Paul qui l’avait inventé. Depuis, des recherches ont été faites sur Internet, et le brevet déposé est au nom d'un certain Georges GARDEZ, le mari ou le compagnon de sa soeur Fernande . Et un dernier prénom prononcé par maman, une autre sœur s’appelait Simone.

 jeu de la libération 1945

Après la naissance de ma seconde fille en 1968, je me suis mise à rechercher mon père biologique.  Le Minitel et le téléphone m’ont été d’un grand secours. J’ai téléphoné à tous les PIAT de Paris et des villes limitrophes dont j’avais entendu parler. Et le hasard, faisant bien les choses c’est aux Lilas  que j’ai découvert ce père qui m’avait manqué. Les Lilas, la ville où je venais d’accoucher 1 mois avant. Quelle surprise, j’allais enfin le connaître ; à l’époque j’habitais Aubervilliers. Il habitait chez une compagne, il était en convalescence et venait de subir une grave opération du cerveau, suite à une hémorragie cérébrale. Très vite, je me suis rendue aux Lilas avec mes deux petites filles, la première entrevue était timide, partagée entre ce que j’allais apprendre et le film que je m’étais fait depuis toutes ces années. J’avoue il a été sincère, sa version correspondait beaucoup à celle de maman, sauf qu’il semblerait que plusieurs fois il ait voulu me voir avant qu’elle se marie, à chaque fois mes grands-parents faisaient barrage. Il a pris pendant un certain temps de mes nouvelles par l’intermédiaire de la sœur de mon grand-père et ensuite s’est effacé. Sa vie a continué sur un autre chemin, il s’est remarié et 10 ans presque jour pour jour après moi, un autre fils est né « Christian ». Mon Dieu comme c’est difficile de vouloir créer des liens avec un inconnu. Nous nous sommes fréquentés pendant une quinzaine d’années épisodiquement. Il n’avait pas beaucoup le sens familial. Nos valeurs n’étaient pas les mêmes. Il n’avait pas revu ses garçons depuis de nombreuses années. J’ai retrouvé mon demi-frère Claude au début des années 1970 il habitait 

 

la région parisienne, il était marié et il avait un fils ; plusieurs fois nous nous sommes rencontrés et nous nous sommes re perdus de vue. Il ne portait pas beaucoup notre père dans son cœur. Il se souvenait être venu chez mes grands-parents une ou deux fois avec maman, mon souvenir à moi est très vague, mais dernièrement j’ai trouvé deux photos de ce passage. Encore une bizarrerie, je croyais que mon père  n'avait pas de contact avec moi, alors pourquoi cette photo ? Quant à Christian, je ne l’ai jamais vu.  C’est pourtant lui qui a récupéré le chien de notre père Noirot, que j’avais à la maison quand il est venu s’installer près de chez moi pour terminer sa vie. J’ai beaucoup de mal à me souvenir de cette transaction faite entre  Claude, Christian et moi. Mon père est décédé quelque temps après dans un hôpital pour personnes âgées, je l’ai accompagné jusqu’à la fin en allant lui rendre visite. C’est mon demi frère Christian qui l’a fait inhumé dans la région parisienne. Je n’ai pas pu y aller. Ces moments  restent très flous dans ma mémoire. Alors que je me souviens de beaucoup de choses ces derniers moments restent très vagues. Dernièrement j’ai retrouvé des photos de mon père que j’avais faite, il  avait l’âge que j’ai maintenant, et nous nous ressemblons beaucoup.

 

claude et edith

 

 Ma mère, Claude et moi.

Parmi ces quelques années, nous avons appris à nous connaître, souvent je l’ai emmené promener avec moi, dans notre résidence secondaire que nous avions dans le Loiret, un jour il a voulu me faire connaître sa sœur Fernande, qui  possédait un restaurant routier sur la N7, près de la Charité sur Loire, elle était absente, je ne l’ai donc jamais vue, en revanche je me souviens de plusieurs jeunes certainement des cousins et des cousines qui allaient et venaient dans ce restaurant et qui ne semblaient pas être proches de leur oncle. De cette visite, je n’en ai tiré pas grand-chose, seulement une drôle d’impression.

 CoffreSouvenirs

 

 A l’époque, je m’intéressais déjà à la généalogie, j’ai donc voulu en savoir plus sur sa famille, son enfance et là, je me suis vite rendu compte que depuis longtemps il avait coupé les ponts avec son père, sa mère était décédée quand il était enfant, son père s’était remarié, et avait eu d’autres enfants. J’ai essayé malgré tout d’en savoir un peu plus. Ne voulant pas trop creuser je le sentais mal à l’aise. Pour lui, comme pour tous ceux qui ne sont pas branchés « généalogie » ça ne sert à pas grand-chose les recherches du passé. J’étais encore jeune, je ne mesurai pas l’importance des confidences que l’on pouvait glaner et dont je pourrais me servir par la suite quand j’aurais envie de faire des recherches sur cette branche paternelle. Car inévitablement un jour je chercherai. Souvent les enfants dans une situation similaire à a mienne, veulent savoir.

A l’époque j’étais très absorbée par les racines de maman. La généalogie n’était pas encore une mode comme maintenant. Nous avions beaucoup plus de pudeur en interrogeant les autres, j’avais toujours peur de paraître indiscrète. Je me souvenais de la réflexion que m’avait faite un jour ma grand-mère : ‘tu es une curieuse, notre vie ne te regarde pas ». Maintenant, j’avoue je regrette. Mais ce qui prouve que tout évolue dans la vie. Et j’étais loin de me douter qu’Internet existerait et nous donnerait des facilités pour faire des recherches.

 

recherches

 

 Néanmoins, le peu d’informations qu’il m’a donné se sont révélées très importantes quand j’ai décidé d’entreprendre ces recherches.

Première confidence : « Tu sais, quand mon père s’est marié la seconde fois, il n’avait pas dit à sa future épouse qu’il avait des enfants. Qu’elle fut la surprise à la nouvelle mariée de découvrir en rentrant chez son mari  le soir du mariage, tous ces enfants (je n’ai jamais su le nombre de frères et sœurs que mon père avait. Mais c’était une famille nombreuse). Il semblerait si mes recherches actuelles sont justes ils seraient au moins 6 + 2 du second mariage.

 Oups ! Quant on entend cela, je vous assure ça fait drôle et l’on se rend compte que l’on se trouve devant des gens différents. Il a eu également d’autres enfants avec sa deuxième épouse. D’après mes premières investigations  Une fille Simone, née en 1927 et un fils Jean Marie né en 1935  mort à la guerre en Algérie.

 seuls_a_la_maison

 

Seconde confidence encore plus étrange : « Tu sais, j’ai échangé mon identité avec mon frère Paul, car il ne voulait pas aller faire son service militaire. Mais il ne faut pas le dire, c’est un secret". Oups ! une seconde fois. Bien entendu, quand j’en ai parlé à maman, elle m’a dit oui, c’est vrai.

Il y a quelques mois, j’ai retrouvé par Internet la petite fille du frère "Paul", qui elle aussi m’a confirmé cette confidence et m’a rajouté, c’est pourquoi mon grand-père, n’a pas pu reconnaître ses trois enfants qu’il a eus avec ma grand-mère, ma maman était sa fille. Elle n’a jamais pu porter le nom de son papa car il était encore marié. Donc toutes ces versions concordaient. A moi, maintenant d’essayer de démêler ces fils entrelacés.

 Voyez-vous, encore une fois, ne négligez jamais de simples détails, pour moi, ils vont être très importants.

 changement d'identité

 Toutes les personnes qui se décident à faire des recherches généalogiques, il faut qu’elles aient avant tout, l’âme d‘un détective privé ou d’un policier et qu’elles aiment chercher, fouiller, en un mot qu’elles soient tout simplement « curieuse de tout ». Il faut qu’elles soient également méticuleuses, ordonnées, consciencieuses, ne jamais se contenter de l’a peu près et toujours vérifier et revérifier les données qu’elles trouveront,  ne jamais perdre de vue que l’acte qui apportera le plus de renseignements sera toujours l’acte de mariage, il faudra qu’elles le décortiquent, qu’elles y reviennent souvent car un détail pas remarqué la première fois peut tout changer, donc c’est pour ça qu’il faut s’intéresser  à tous les détails. Un conseil très important, quand on fait ses recherches ont est toujours impatient et l’on veut aller plus vite que la musique. Je pense qu’il est bon parfois de décrocher de nos recherches pendant quelques jours, ou même quelques semaines, quand on y revient, nous revoyons les choses autrement et d’autres idées de recherches viennent. Je l’ai souvent constaté. Parfois nous butons sur un élément longtemps et après un arrêt les recherches s’orientent autrement et nous débloquons l’énigme.

 

Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite.........

 

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05 février 2017

L'Histoire de mes recherches. Pourquoi. Comment

 

Je suis dans la dernière partie de ma vie et je veux savoir. Ce trou noir, a toujours marqué ma vie, l'envie de retrouver mes vraies racines ne m'a jamais quittée.

Si je rends public mon histoire, c'est en espérant qu'un Internaute concerné, passera par ici et peut être pourra m'en dire plus pour faire avancer mes recherches. Donc si vous avez le même patronyme PIAT et que mon histoire vous dit quelque chose, n'hésitez pas à me contacter par l'intermédiaire de ce blog.

 

Afin de justifier comment j'ai tiré le moindre fil pour retrouver mes grands-parents paternels, je suis obligée de vous raconter l'histoire de mon père et de ma mère.

 

arbre ascendant

 

Quand nous décidons de remonter le temps et que nous voulons connaître ceux qui sont  nos racines. Il faut d’abord s’interroger sur le pourquoi et le comment.

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Pourquoi : les raisons de chacun sont différentes. Pour moi, le besoin était de savoir d’où venaient ceux qui m’ont précédés et ce qu’ils faisaient ? Quand on est un enfant né d’une relation et que nous n’avons connu que le mari de notre maman, avec lequel on n’a pas été malheureuse, on est tenté de vouloir remonter sa lignée à lui, d’autant plus que l’on porte son patronyme familial. Mais tout ce qui pourrait m’intéresser, n’auraient rien à voir avec mes racines. Et cette recherche, ne pourrait être que sentimentale, aucun signe d’hérédité apparente, d’autant plus que l’on m’a toujours répété que je ressemblais à mon géniteur. Pour moi, c’est le souci de vérité qui l’a emporté.  Mais je savais dès le début que rien ne serait facile. Il allait falloir que je démêle le vrai du faux. J’allais certainement découvrir des choses qui ne me plairaient pas ; aux antipodes de l’éducation que j’aie reçue. Donc il faudrait assumer puisque ces recherches sont un choix de ma part.

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 Comment : Quand j’ai eu envie de creuser les racines de mon père biologique, ma mère m’en a dissuadée en me répétant sans cesse : « Il n’était rien de bien » tu vas être déçue par ce que tu trouveras et puis tu serais ingrate de faire ça à celui qui t’a légitimé et donné son nom. Oui, mais la version qu’elle m’avait racontée concernant mon père biologique me semblait fausse, je sentais planer des incertitudes, des déguisements de vérité. C’est donc pour cela que j’ai engrangé dans un coin de mon cerveau, tout ce qu’elle me disait. Vrai ou faux, un jour je saurai. Justement tout ça me donnait l’envie d’en savoir plus. C’est donc seulement cette année en 2016 que je me suis sentie prête pour entreprendre ce chemin jalonné d’embûches que je vais vous raconter.

 Renée et jean baptiste2

Mes parents sont tous les deux décédés depuis longtemps, donc je ne leur ferai pas de mal. Mes instructeurs en généalogie m' ont toujours dit : Posez beaucoup de questions aux gens de votre entourage qui ont connu votre famille, votre histoire. N’oubliez jamais, que c’est votre patrimoine. Oui, mais quand on est plus jeune on n’ose pas, il faut braver notre timidté. Enregistrez tout ce que vous pouvez, un jour vous vous en servirez. Mais parfois, parmi toutes les confidences, il faut savoir tout démêler, vérifier et revérifier, car tous les détails ont leur importance. Souvent vos interprétations ne sont pas toujours bonnes. Essayez de dépasser votre pudeur, ce qui n’est pas toujours facile. Sachez également qu’il y a des détails qui vous sautent aux yeux un jour, alors que vous ne vous en étiez même pas aperçu avant. Aucun d’entre eux,  ne doit être indifférents. Hier insignifiants, aujourd’hui indispensables pour tirer un fil auquel on n’a pas encore pensé. Ne soyez pas étonné que j’insiste autant sur les détails, mais ils sont très importants. Vous le verrez par la suite.

 

0 Paris 13

 Alors dans mon cas, pour débuter ces recherches, je ne pouvais pas m’appuyer sur des dates précises, comme celle du mariage de mes parents, puisqu’il n’y en avait pas eu. Je ne connaissais pas la date de naissance de mon père et encore moins le lieu où il était né. Je savais seulement qu’il s’appelait Jean PIAT. Dernièrement j'ai appris en consultant un site généalogique qu’entre 1891 et 1915, il y avait eu en France 816 naissances de ce patronyme. Entre 1916 et 1940 : 1055. Entre 1941 et 1965 : 1489. Entre 1966 et 1990 : 1316. Alors voyez-vous, c'était à moi de chercher parmi tous les départements français et situer mon patronyme. Mais ces informations ne datent que depuis qu’Internet existe. A l'époque où j'ai commencé à m'intéresser aux PIAT, je n'avais que le minitel et l'annuaire. Comme j’ai débuté entre 1965 et 1970, seules les revues spécialisées pouvaient m’aider. C’’est  pour cela que la mémoire des uns et des autres allaient m’être très utile.

 revue

D’après ce que m’en avait dit ma mère, cette famille se trouvait dans la région parisienne. Je suis née dans le treizième arrondissement de Paris, elle parlait également des communes de Montreuil, du Kremlin Bicêtre, de Paris et  de la place d’Italie ainsi que diverses rues de cet arrondissement ; j’avais tout noté. Pour les détails, elle m’avait confié qu’elle avait rencontré Jean, quand elle avait 18 ans en 1940 dans sa petite ville picarde : Saint Just en Chaussée. C’était la guerre, il était aviateur et il était cantonné avec sa compagnie dans un village proche. Elle en est tombée amoureuse, comme beaucoup de jeunes filles de cet âge là, en plus un aviateur  à l’époque cela faisait rêver. Pour moi, c’était des détails importants qui pourraient me servir pour en savoir plus.

 131placeditalie01

En 1942, il avait été démobilisé et il avait regagné Paris où il était marié et il avait un fils « Claude » il avait promis à maman de divorcer dès qu’il le pourrait, car il parait que l’on ne pouvait pas le faire en temps de guerre !!!! Il a divorcé, mais la vie a faite que leurs chemins se sont séparés.

 Ma mère n’avait plus qu’une envie le rejoindre. Mais quitter sa famille sans être mariée, cela ne se faisait pas chez nous. Mes grands-parents avaient de grands principes comme beaucoup de gens de cette époque. Mon grand-père était un notable dans sa petite ville de province, artisan de surcroît pour lequel le qu’en dira-t-on était très important. Il allait falloir de bons arguments pour que ma mère parte à Paris. Mais une femme  amoureuse en a toujours.

 Renée 20 ans

Ma mère, a rapidement mis sa marraine dans la confidence de ses amours, celle-ci habitait Paris, elle pourrait habiter chez elle et lui trouver certainement du travail, elle était prête à tout faire. N’ayant jamais aimé l’école, ses études s’étaient arrêtées au certificat d’études. Il ne lui restait plus que l’insouciance de ses 20 ans, et quand on est amoureuse, libérée de la tutelle familiale  l’avenir semble rose. Elle avait bien appris la couture avec sa maman, elle saurait donc toujours se débrouiller.

  Effectivement Marraine Margot lui a découvert très vite une place de vendeuse en boulangerie. A Saint Just en Chaussée en 1942, comme dans toute la France, tout le monde vivait avec des tickets de rationnement. Alors certainement en travaillant dans une boulangerie, elle pourrait procurer quelques tickets de pain à ses parents ; et comme étant chez sa marraine, ils pouvaient être tranquille... Chose extraordinaire, mes grands-parents n’ont pas été trop difficiles à convaincre, ses arguments tenaient, même si elle n’était pas encore majeure. Elle n’a certainement pas beaucoup habité chez  sa marraine ; mais ça c’est une autre histoire.

 Marguerite Pascaut-Sorton

Très vite elle a partagé l’appartement de Jean. La contraception n’existait pas à cette époque et bien vite, je me suis annoncée. D’apprentie boulangère, elle est devenue Aide Infirmière, comme il est dit sur mon acte de naissance. Alors là, il y allait avoir un sérieux problème.  Jean n’était pas divorcé et avoir un enfant ce n’était pas l’idéal. Les parents de maman n’étaient pas très libéraux, ils n’allaient pas du tout apprécier. Dans un premier temps, la seule solution était d’avorter. Mais à cette époque, il fallait trouver une faiseuse d’anges, et en parlant autour d’elle dans son travail, elle a trouvé facilement la personne adéquate. C’est donc cette solution qu’ils ont pris ;  sauf que quand elle est arrivée devant la porte, elle n’a pas pu rentrer tellement elle avait peur. Il allait donc falloir trouver une autre solution. Un bébé cela peut être encombrant quand on ne le désire pas. Le couple a donc décidé de le garder puisqu’ils ne pouvaient pas faire autrement mais à la naissance, ils le confieraient à une nourrice. Qui a choisi Monsieur et Madame Parent dans un joli pavillon de banlieue à Herblay ; je n’ai jamais su. Mais j’y suis allée en sortant de chez la sage femme, j’avais une dizaine de jours. J’y suis restée 23 mois.

Edith chez M et Mme Parent

Maman ayant mis sa mère dans la confidence,  elle venait me voir régulièrement, mon père, je n’ai jamais su s’il venait, en revanche ma grand-mère parfois l’accompagnait et grand-père n’en savait rien.

 Je me souviens que maman m’avait dit un jour : Quand tu es née, je voulais t’appeler Nadine. Mais quand ton père est allé te déclarer à la mairie du XIIIème, ce prénom n’a pas été accepté, parce qu’il était apparenté à Nadia, prénom Russe ; à cette époque les Russes n’étaient pas les bienvenus. Donc, ton père a demandé un calendrier et a parcouru le mois de septembre en s’arrêtant au 16 : La sainte Edith, alors là, il n’y a pas eu d’hésitation il adorait Edith Piaf, la célèbre chanteuse populaire des années 1940. Et lui s’appelait Piat, à peu de chose prêt ce serait presque pareil. Mais pour la petite histoire, j’ai toujours chanté faux et je suis loin d’avoir l’oreille musicale. Belle histoire n’est-ce pas ? J’avoue l’avoir toujours aimée, jusqu’à ce que je découvre mon réel acte de naissance, le premier. Car il faut savoir, quand un enfant naissait à cette époque il portait le nom de la première personne qui le déclarait ; quand un couple se mariait, l’enfant seulement était reconnu et légitimé. Si la maman ne se mariait pas avec le géniteur même s’il l’avait reconnu plusieurs années après comme moi, il était considéré comme l’enfant du nouveau couple et quand, à la mairie par la suite l’enfant demandait un acte de naissance pour se marier, c’était cet acte là, qui était donné, le premier n’apparaissait jamais et la personne ne savait rien d’autre, même s’il y avait eu une reconnaissance comme dans mon cas.

 

 

.............................................. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine.

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